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 Les origines ... 


Chaque village a une histoire à raconter à travers ses ruelles, ses maisons, ses sites : celle de Ferrières est particulièrement riche, beaucoup de villages et de villes pourraient envier son passé historique.

 

Quand les barbares envahirent la Gaule, une colonie de ces conquérants du nom de Succoni ou Sycconi , partie des confins de la Belgique, pénétra jusqu’au centre de notre région, longeant les ruisseaux, cherchant les points culminants pour y bâtir leurs nids d’aigles et régner sur la contrée. Le chef de cette colonie nommé Griffer et plus tard Greffier longea le ruisseau auquel il aurait donné le nom de Syccon (Sichon) et établit un donjon à la cime du rocher St Vincent. La construction carrée se réduit à un donjon entouré d’une enceinte et paraît appartenir au mode de construction du XIème siècle. Cette antique construction fut reliée par des murailles à un promontoire inférieur sur lequel était établi les logis et dépendances. La partie habitable se trouve à l’endroit où a été établi un sanctuaire à la Vierge. Sur les ruines de ce château au XVIème siècle fut élevé la chapelle qui donna son nom au rocher en souvenir de Saint Vincent Ferrier le célèbre prédicateur espagnol dont on s’accorde de reconnaître le passage au rocher.

 

La résidence de Pyramond avait créé Ferrières et celle de Montgilbert créa Chevalrigon. Jusqu’en 1792, tous les Sires de Montgilbert portèrent le titre de Vicomte de Pyramont.

 

Le nom de Ferrières viendrait de cette colonie d’ouvriers forgerons qui, en cet endroit, auraient construit barrage, fonderie et forge pour traiter le minerai de fer qu’ils tiraient des environs d’Isserpent.

 

Situé au carrefour des provinces du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Forez , FERRIERES est un lieu stratégique que les Sires puis les Ducs de Bourbons gagnent peu à peu.

 

L’église de FERRIERES est citée dès 1152. La ville, terre de justice, compte une boucherie, un four, un moulin. Elle reçoit sept foires annuelles et un marché hebdomadaire.

 


Différentes seigneuries se sont établies à FERRIERES :


Le Plaidit : fut une seigneurie respectable occupée par la famille Bachelier vers 1300 et vendue aux Colin. Elle revint aux de Fougerolles par contrat de mariage puis aux Bracon de Rochefort.


La Corre : était une seigneurie de peu d’importance.


Basse-Roche : fut une seigneurie très ancienne, absorbée par celle de Chappes, sa voisine.


Chappes : nous est plus connu. Ce château remonte au XVème siècle. En 1455, la famille de Terrières en est propriétaire, puis Arnoux de St Simon en 1659, la famille de Chandieu en 1705, la famille de Manissy à partir de 1720. Le petit fils Paul de Manissy s’y amusa si largement qu’il se ruina. Chappes fut saisi en 1770. Nicolas de St Saulx-Tavannes l’acheta et le laissa ensuite au comte d’Eissat-Duprat son gendre.

 

Sous Louis XIII, nous rencontrons les mêmes villages et les mêmes dénominations que de nos jours. Dans le principe on dit « chez » quand les habitants sont partis depuis peu : chez Randier, chez Forest, chez Mazioux, chez Plaidit, chez Fournier ……

Quand le souvenir des origines semble plus lointain on dit : à Ramille, à Puyravel, à Chambrias parce que jadis à une époque assez reculée vivaient des habitants de ce nom.

 

Les professions des Farrérauds ?


Les plus nombreux étaient les journaliers, les laboureurs ou métayers, les piqueurs de chanvre, les maçons, les tuiliers, les cordonniers,  les sabotiers, les charpentiers, les charrons, les tailleurs, les bouchers, les meuniers, les charretiers.

 

La commune de FERRIERES est créée en 1790 et bientôt agrandie par l’adjonction d’une partie de Cheval-Rigon, jusque-là, paroisse indépendante. En 1851, FERRIERES compte 3250 habitants et s’étend, avec les territoires de LAVOINE et LA GUILLERMIE, sur plus de 7000 ha. Le bourg est prospère, la terre, le bois ainsi que le minerai de fer sont exploités. Les fours à chaux et de nombreux moulins sont en activité. FERRIERES perd en 1880 la moitié de sa population avec la création de LAVOINE et de LA GUILLERMIE.

 

Cheval Rigon, siège aujourd’hui déchu d’une des plus anciennes paroisses de la Montagne Bourbonnaise s’étendait sur une partie de l’actuel territoire des communes de FERRIERES, d’ARRONNES et de LACHAUX. La division en départements des provinces d’Auvergne et du Bourbonnais, l’amputation qu’on lui fit de sa partie auvergnate, la démentela et elle fut réunie à FERRIERES en 1802.

En 1686, on comptait 28 feux pour la collecte des deniers royaux. Un notaire y avait résidence et les actes de ce dernier y dénombraient un chirurgien, des bourgeois, des marchands et des artisans. L’église de Cheval Rigon était un sanctuaire roman du XIIème siècle contemporain de l’Eglise de FERRIERES. La suppression de son clocher, en mauvais état, date du XVIIIème siècle. On supprima également le porche et on pratiqua, pour la nouvelle entrée, une ouverture latérale. Le cimetière entourait l’église qui fut jusqu’en 1792 desservie par des religieux qui avaient à la Moussière un modeste établissement. Le dernier prêtre - Jean-Baptiste Desessarts - fut arrêté sur l’ordre du comité révolutionnaire de Cusset. Il fut envoyé à l’Ile d’Aix où il mourut.

 

Le bourg de FERRIERES est situé en bordure d’un petit bassin de sédiments primaires dont les lentilles de calcaire métamorphisé, lentement déposées entre Pierre Encize et le Moulin Piat, ont donné un marbre bleu turquin inutilisable dans les arts mais qui sert à la fabrication de la chaux. La population vit de cette activité pendant très longtemps. Les fours à chaux sont fermés au XXème siècle.

 

Le Moulin de FERRIERES reste en activité jusqu’en 1960 et produit en plus de la mouture de blé et du seigle, de l’huile de noix et du cidre.

 

Au début du XXème siècle l’évènement le plus important pour notre histoire locale fut la création du petit train qui, partant de Vichy, circulait dans notre riante Montagne Bourbonnaise. La première section de ligne jusqu’à FERRIERES avait été inaugurée le 10 juillet 1910. Le 1er janvier 1911, la section FERRIERES-LAVOINE est ouverte à son tour sur 9 km et ensuite, le 6 avril 1912, sur 16 km jusqu’à ST JUST EN CHEVALET. Une ligne téléphonique est posée en longeant la voie. En 1933, un train parti de Vichy à 6H16 le matin arrivait à FERRIERES à 8H15 en passant par Molles et Le Mayet-de-Montagne. Après FERRIERES, un tunnel puis le beau viaduc du Moulin Neuf livré au trafic en 1911 avec une arche de plus de 50 mètres était le plus beau de la ligne. Le trafic de voyageurs et de marchandises sur cette ligne a cessé en 1949. A la fin du XIXème siècle, la Montagne Bourbonnaise avait été dotée de belles routes. La route de Cusset à ST PRIEST la PRUGNE passant par ARRONNES et FERRIERES a été construite de 1840 à 1880.

 

Les habitants


1790

2210 habitants

1911

1683 habitants

1851

3250 habitants

1936

1266 habitants

1891

1836 habitants

1956

1026 habitants

1901

1747 habitants

1975

795 habitants

 

 

1999

574 habitants

 



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